Bouhadja accuse Ouyahia de
  • Publiée le : 07-10-2018
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Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja, a répliqué aux déclarations de Ahmed Ouyahia. Dans une déclaration au quotidien El Khabar, il a affirmé que le Premier ministre et SG du RND est “lui-même une partie prenante de la crise actuelle”, qui paralyse le parlement depuis plus d’une semaine.


Ahmed Ouyahia réagissait ce samedi 06 octobre 2018 à la crise que secoue l’APN. Les chefs des groupes parlementaires de l’alliance présidentielle RND, MPA, TAJ, et le FLN ont signé une motion de retrait de confiance à Saïd Bouhadja, exigeant son départ pour lever le gel sur les activités de l’Assemblée, qualifié d’illégal par son président.

De son côté, M. Bouhadja a écarté toute possibilité de démission, “tant que son départ n’est pas ordonné par la Présidence”. 


Le SG du RND, qui a écarté toute intervention de la Présidence dans ce conflit, a laissé entendre que M. Bouhadja devrait démissionner pour ne pas mener l’APN vers une impasse. 


Le président de l’Assemblée a répondu dans une déclaration à El Khabar, accusant Ouyahia “d’organiser une opération de vacances de pouvoir”.
De son avis, le Premier ministre, par ses déclarations, conforte les propos de Bernard Bajolet, ex-ambassadeur français en Algérie, sur la présence “d’un vide dans la présidence algérienne”.


Il a rajouté que Ahmed Ouyahia est une partie prenante de ce conflit, l’accusant d’avoir ordonné à ses députés de prendre part à ce “gel” “illégal” des activités du Parlement. 


Il a réitéré qu’il ne démissionnera pas, affirmant exercer toujours dans le respect des lois. 


Plus de 360 députés, dont 100 du RND, ont signé une motion de retrait de confiance à Saïd Bouhadja, à la tête de l’APN. Dans un entretien à El Watan, il a expliqué que le limogeage du SG du Parlement n’est pas le véritable reproche des protestataires, estimant que ses décisions contre l’anarchie dans laquelle baignait cette institution sont les véritables raisons de ce “mouvement primitif”.


Il a rejeté les accusations de mauvaise gestion, affirmant qu’il ne démissionnera pas tant que la Présidence ne le lui a pas ordonné.
Ce samedi, le SG du FLN, Djamel Ould Abbès, a exigé son départ “dans les 48H”. Toutefois, selon l’article 131 de la constitution de 2016, le Président de l’Assemblée Populaire Nationale est élu pour la durée de la législature.



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