La députée raciste Naïma Salhi : «Matoub est une création du pouvoir»
  • Publiée le : 03-12-2018
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Par Houari A. – La députée intégriste Naïma Salhi a affirmé, sur le plateau de la chaîne de télévision El-Hayat TV, que le chantre de la chanson engagée amazighe Matoub Loubès «est une création d’un clan au sein du pouvoir», sans citer les noms de ceux qui composeraient ce clan dont elle parle vaguement en usant d’extrapolations et en proférant des accusations à l’emporte-pièce.


Cette provocatrice qui a défrayé la chronique en menaçant sa propre fille de mort si «elle parle en kabyle» a montré un mépris condamnable envers un artiste adulé par plusieurs générations d’Algériens à ce jour.


Naïma Salhi, qui a nié être «raciste» mais dont les propos dédaigneux envers les habitants d’une région particulière du pays prouvent le contraire, a, pour rappel, provoqué un mouvement de boycott des cours en langue arabe dans plusieurs wilayas en réaction à ses déclarations régionalistes qui visent à semer la discorde entre les Algériens sans que l’Etat réagisse pour y mettre fin par la force de la loi.


Dans le même temps, cette députée, qui a été interviewée par une chaîne au sein de laquelle officie son acolyte au Parlement, Hassan Aribi, vassal d’Erdogan et avocat du parti extrémiste FIS, a pris fait et cause pour Ali Benhadj, l’ancien numéro deux de cette formation dont les appels à la violence et les menaces contre le régime républicain ont provoqué une tragédie nationale qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.


«Ali Benhadj et son parti n’ont pas eu la clairvoyance nécessaire pour aboutir à leur objectif, car ils n’ont pas pris le soin de connaître le pouvoir qui était en face d’eux», a argué cette députée islamiste qui révèle ainsi son adhésion totale aux thèses fanatiques de cet agitateur renié par ses propres pairs au sein du Conseil consultatif du FIS.


Pour elle, Ali Benhadj «a le droit de s’exprimer» et les mesures de restriction auxquelles il est soumis «ne sont pas justifiées» car «il compte de nombreux admirateurs et soutiens». Dont elle donc.


L’insulte que cette députée profère – qui ne représente qu’elle-même et le courant inféodé à Ankara et à Doha auquel elle appartient – envers le chanteur et militant Matoub Lounès, assassiné par les hordes sauvages du GIA né de la matrice du FIS, est une énième tentative dans l’hypothétique espoir de provoquer une réaction violente en Kabylie. Si son dessein inavoué est clair, il reste à connaître au bénéfice de qui elle mène cette dangereuse campagne de déstabilisation.

H. A.

 

 



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