Mohamed Boudiaf, de la révolution de novembre à la révolution de février

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Il y a 27 ans déjà, le 29 juin 1992, Mohamed Boudiaf était assassiné. Ce crime sans nom a une portée historique que les Algériens ne mesurent pas encore à sa juste valeur.

Boudiaf est l’homme du 1er novembre, l’initiateur de la réunion des 22, la cheville ouvrière du déclenchement de la guerre d’Indépendance, le coordinateur du Front de Libération Nationale en 1954, entre autres titres glorieux. Un homme entier, tout en énergie, conviction, foi, dévouement, détermination et courage, rompu aux combats politiques les plus ardus.

Mais, malgré sa longue expérience des luttes et des trahisons, le patriote ardent, le stratège révolutionnaire -l’âge et l’exil aidant- a eu la naïveté de croire que ceux qui, cyniquement, pathétiquement, avec une indécente insistance, l’appelaient à la tête de l’État pour reprendre en main un pays à la dérive, étaient des hommes ayant le sens du pays, le sens du devoir, des hommes sincères, dignes de confiance.

Son assassinat, symbolique au plus haut point, a inauguré le carnage des années 90 et la dévastation de la société algérienne et de son État.

Aujourd’hui, le départ du régime usurpateur de la grande révolution algérienne, responsable, entre autres crimes majeurs, de cet ignoble parricide commis sous les yeux du peuple algérien -et du monde entier- sera, aussi, un bel hommage rendu à l’un des grands héros de sa libération.

Huffpostmaghreb / Amin Khan

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