Construction automobile : Ouyahia et Bouchouareb, principaux actionnaires dans les unités « de boulonnage »

Les enquêtes approfondies menées par les instances algériennes compétentes sur la naissances des entreprises de construction automobile, ont révélé que l’ancien Premier Ministre Ahmed Ouyahia , placé en détention à la prison d’El Harrach à Alger et son ancien proche ministre de l’Industrie, Abdesslem Bouchouareb, en fuite actuellement,, sont les principaux actionnaires dans les capitaux de plusieurs entreprises de construction automobile, implantées sur tout le territoire national.

Les entreprises concernées sont celles nées via le décret exécutif 17-344, sachant que plusieurs ministres ayant présidé au destinée du secteur de l’industrie sous les gouvernements d’Ouyahia et Sellal ont tiré des profits financiers personnels, où via des proches, estimés à des millions de dollars, en contrepartie de services rendus ou d’attribution de licences d’exploitation et liée à l’exercice de l’activité ,, ou faire partie des actionnaires des entreprises, comme c’est le cas avec KIA des frères Arbaoui,, pour Ahmed Ouyahia, et Abdesslem Bouchouareb ; deux figures du RND,selon les conclusions des enquêtes.

Par ailleurs, il faut noter que, le décret exécutif 17-344, publié sur le Journal Officiel n° 68, fixant les conditions et modalités de l’exercice de l’activité de production et montage de véhicules, datant du 28 décembre 2017, signé par Ahmed Ouyahia, contient un lot de dépassements et d’agression à l’égard e la constitution algérienne, à travers l’article 3, en contradiction avec la réalité et la clause 6 , confirmant l’incompétence et la gabegie du premier ministre et son ministre de l’industrie, à l’égard des lois de son pays, en particulier le droit commercial.

Ahmed Ouyahia, qui chantait sans cesse la nécessité de réduire les importations de véhicules, atteignant les 600000 unités pour 7 milliards de dollars en 2014,avait lui-même autorisé et ouvert la voie à des importations déguisées et maquillées des unités démontées, assemblées localement via CKD-SKD, bénéficiaires par voie de conséquence d’exonération totale des impôts, et des tarifs douaniers, en contradiction flagrante avec la constitution algérienne, qui garantit l’équité entre les algériens en matière de paiement des impôts.

Cette situation est à l’origine d’ailleurs des flambées des prix des véhicules assemblés et « boulonnés » localement, bénéficiaires des avantages fiscaux , parafiscaux et douaniers durant 5 années, ,atteignant les 350% de hausse des véhicules fabriqués dans leurs pays d’origine. Ahmed Ouyahia et son ministre ont non seulement échoué à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, à réduire les factures importations mais d’escroquer le Trésor Public , à travers les avantages accordés à des entreprises, bénéficiaires de 52% du prix du véhicule, en plus du coût de la main d’œuvre en Algérie, et des coûts de l’énergie subventionnée par l’Etat.

Dans le même cas, il faut noter que les 60 concessionnaires agréés par les gouvernements Ouyahia et Sellal ont réussi à transférer des milliards de dollars vers l’étranger, sans être inquiétés outre-mesure

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