Scandale ! Comment l’épouse d’un diplomate à l’étranger se retrouve à la tête d’Air Algérie, dans la même ville ou exerce son mari !

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En Juin dernier, Mme Wissam Benbartaoui a été désignée à la tête de la succursale d’Air Algérie à Genève, en remplacement à M. HASBELLAOUI Abdenour. Sur la Feuille Officielle Suisse du Commerce (FOSC), il est mentionné que « les pouvoirs de Hasbellaoui Abdennour sont radiés. Signature individuelle, limitée aux affaires de la succursale, a été conférée à Wissam Benbartaoui, à Lancy ».

Certes, cette nomination, somme toute ordinaire et banale dirons-nous, ne représente en rien un scoop médiatique en soi ou, encore moins, une quelconque exclusivité qui mériterait de s’y attarder outre mesure. Mais, si nous rappelons que cette nouvelle responsable est l’épouse de M. Abdelhamid Ahmed Benbartaoui, Premier Secrétaire de la mission permanente d’Algérie auprès des Nations Unies à Genève, installé officiellement pour un mandat de quatre années, alors dans ce cas précis, il y a lieu d’affirmer que cette affectation risque forcément de constituer matière à réflexion puisqu’elle porte une grave entorse à la réglementation de la Fonction publique régissant ainsi la mission permanente auprès l’Organisation des Nations Unies.

En effet, la législation algérienne en vigueur stipule clairement que l’épouse d’un fonctionnaire diplomatique envoyé en mission à l’étranger n’est pas autorisée à occuper un poste au sein d’une entreprise publique algérienne accréditée dans le même pays. Par conséquent, cette nomination, décrétée au mépris des dispositions constitutionnelles de la République, suscite bien évidemment moult interrogations, notamment sur l’identité de ces responsables qui ont décidé cette promotion qui s’apparente vraisemblablement à un passe-droit ? Ces mêmes responsables ne se rendent-ils pas délibérément coupables de favoritisme exacerbé qui représente d’ailleurs un autre mode managérial de cette « prestigieuse » compagnie aérienne. Ne valident-ils pas une impunité lourde de sens et ne cautionnent-ils pas un dépassement abusif des textes de la République sans conscience ni scrupule, sachant que, de surcroit, Mme Wissam Benbartaoui se trouvait déjà en Suisse en compagnie de son époux au moment de sa nomination.

En tout état de cause, il est temps de dénoncer haut et fort et à tous les niveaux de l’Administration algérienne ces pratiques révolues dans la seule perspective de privilégier, non pas le népotisme et le clientélisme éphémères, mais l’instauration d’un Etat de droit où prévaut justice sociale et compétences dans tous les rouages de nos entreprises et de nos institutions étatiques.

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