L’état de santé de Kaddour Chouicha se dégrade en prison, selon son épouse

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La journaliste Jamila Loukil, épouse de Kaddour Chouicha, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), et président du Syndicat des enseignants du supérieur solidaire (SESS), a lancé une alerte sur l’état de santé de son époux, incarcéré à Oran depuis le 10 décembre 2019, après sa condamnation à un an de prison ferme pour « outrage et violence à fonctionnaires et institutions de l’Etat, offense au président de la République et exposition au regard du public de documents de nature à nuire à l’intérêt national ».

« Jeudi 2 janvier 2020, lors de la visite à la maison d’arrêt d’Oran, nous avons constaté que son état de santé est fragilisé par les conditions d’incarcération et affaiblie par une grippe et une bronchite dont il ne s’est pas encore remis totalement. Mais plus inquiétant, soumis aussi à un stress, sa tension artérielle a augmenté et est aujourd’hui bien trop élevée dans son cas.

Cette situation nous inquiète, nous sa famille, au plus haut point car pouvant provoquer des complications cardiaque et rénale », s’alarme Jamila Loukil dans un appel diffusé sur les réseaux sociaux. Elle ajoute : « Agé de 63 ans, il est suivi médicalement avec des traitements, depuis 2015, suite à un œdème pulmonaire aigu. La maison d’arrêt d’Oran ne dispose pas des moyens pour faire face à sa situation en cas de complications. J’interpelle aujourd’hui toutes les autorités algériennes, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Justice, ainsi que toutes les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme pourexiger son transfert en urgence dans une unité de soins adéquate et pour exiger sa remise en liberté ».

Elle dit tenir pour responsables les autorités algériennes de « tout ce qui pourrait arriver à son époux à compter du 2 janvier 2019 ». Le procès en appel de Kaddour Chouicha est prévu le mardi 7 janvier 2019. « Il n’est pas un criminel, en tant que défenseur des droits de l’homme il n’a fait qu’exprimer de manière pacifique ses opinions, il n’a fait que défendre les détenus d’opinion, revendiquant une justice indépendante et cela conformément au droit légitime d’expression consacré par la constitution Algérienne et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie.

Je vous demande d’agir en urgence pour que la santé et l’intégrité physique de mon époux soient assurées et qu’il soit remis en liberté », appuie Jamila Loukil. Selon elle, Kaddour Chouicha a été jugé sur base de « dossier vide », «sans aucun élément à charge, montrant que sa condamnation et son incarcération depuis le 10 décembre 219 sont uniquement à caractère politique »

Radiom

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