Accident de la circulation Quel frein pour la faucheuse des routes?

Au lendemain de la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue, avant-hier à Alger, un accident de la circulation dans la wilaya de Souk Ahras a provoqué la mort de huit personnes et 22 autres blessées.

La problématique des accidents de la circulation est devenue un vrai casse-tête pour le gouvernement. Au lendemain de la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue, avant-hier à Alger, un accident de la circulation dans la wilaya de Souk Ahras a provoqué la mort de huit personnes et 22 autres blessées. Ce chiffre vient s’ajouter à un bilan déjà élevé des victimes de la circulation en Algérie avec 3 200 morts et 31 000 blessés. Les dégâts humains et matériels engendrés sont très importants. Cependant, une question se pose: comment remédier à cette situation? Le Conseil des ministres, qui s’est saisi de ce dossier brûlant, a affirmé avoir pris une série de mesures visant à endiguer ce fléau.

Pour cela, le chef de l’Etat a ordonné au ministère de la Justice de «sévir contre tout comportement criminel dans la conduite, notamment en ce qui concerne les moyens de transport collectif et scolaire». Des mesures qui doivent, selon le communiqué, concerner également les employeurs qui «recrutent des conducteurs sans s’assurer, au préalable, de leur état de santé psychologique et psychiatrique et de leur parcours professionnel».

Pour tenter de trouver des réponses à ce problème urgent, le département de Kamel Beldjoud, affirme avoir proposé la révision de la stratégie nationale de lutte contre les accidents de la circulation, en raison de son inefficacité. Selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Kamel Beldjoudi «les mesures dissuasives et préventives mises en place ont démontré leur limite d’où la nécessité d’adapter de nouvelles méthodes de lutte contre ce phénomène». Beldjoud estime que «les accidents de la circulation sont un problème psychologique et une problématique matérielle au vu de leurs répercussions négatives sur le psychique de la victime, dont le traitement est difficile à court terme».

Parmi les mesures d’urgence proposées par le département de l’intérieur, le communiqué du Conseil des ministres cite; le recensement en urgence des points noirs et l’entame immédiate des travaux de réaménagement nécessaires pour leur éradication, l’intensification des opérations de contrôle en se focalisant sur les infractions liées à l’excès de vitesse outre la multiplication des opérations d’accompagnement des usagers de la route, notamment les motocyclistes et les conducteurs des véhicules de transport des voyageurs et des marchandises. En attendant, la mise en oeuvre d’une nouvelle stratégie efficiente de lutte contre ce fléau, le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir d’une semaine à l’autre.

lexpressiondz / Abdellah BOURIM

(Below Article) - thumbnails-a
No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Free WordPress Themes, Free Android Games