PLUSIEURS TÉMOINS, DONT DES MINISTRES, ENTENDUS JEUDI DERNIER La Cour suprême ouvre le dossier des frères Kouninef

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La Cour suprême a ouvert, hier, le dossier lié à l’affaire Kouninef, dont les trois frères Réda, Abdelkader-Karim et Tarek ont été placés, le 24 avril 2019, sous mandat de dépôt à la prison d’El-Harrach par le tribunal de Sidi M’hamed.

Selon notre source, la Cour suprême a convoqué plusieurs témoins dans cette affaire, dont d’anciens ministres et de hauts cadres de l’État, tous mis en cause dans ce lourd dossier qui risque, par ailleurs, d’éclabousser des personnalités politiques au vu de la proximité des Kouninef avec le président déchu Bouteflika et son frère cadet Saïd.

Appelés à répondre à plusieurs chefs d’inculpation, dont le trafic d’influence, le détournement du foncier et de concessions et le non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, les frères Kouninef ont été auditionnés, le 31 mai dernier, par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) dans cette affaire.

Hier, les noms de plusieurs anciens ministres, cités dans l’instruction du dossier des frères Kouninef, ont réapparu, mais, selon notre source, ils ne s’étaient pas tous présentés devant la Cour suprême.

Mais, indique encore notre source, certains anciens ministres mis en cause, convoqués jeudi dernier, pourraient se présenter au courant de cette semaine pour être auditionnés, alors que d’autres, en qualité de témoins, feront incessamment l’objet de convocations.

Par ailleurs, les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal seront également entendus par la Cour suprême pour octroi d’indus avantages aux frères Kouninef.

Ces deux mis en cause avaient déjà été auditionnés au mois de juin 2019 dans cette affaire, dont le procès s’apparente d’ores et déjà à un véritable feuilleton au vu du nombre d’accusés et de témoins cités par les enquêtes menées par la Gendarmerie nationale, l’Office central de la répression de la corruption (OCRC) et la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF).

En effet, des Travaux publics à l’hydraulique, en passant par le forage pétrolier, la téléphonie et la fibre optique jusqu’à l’immobilier et autre négoce, le groupe KouGC a bâti un véritable empire, misant sur son influence, allant jusqu’à financer des campagnes électorales pour maintenir un Président omnipotent au pouvoir afin de s’enrichir davantage grâce à la commande publique.

Ne voyant pas venir la chose, les frères Kouninef sont rattrapés par la série d’enquêtes préliminaires sur la grande corruption en Algérie et seront interdits, le 31 mars 2019, de quitter le territoire national. Pour rappel, lors de leur présentation en avril 2019 devant la justice avec un de leurs directeurs et 11 cadres de l’État, les trois frères Kouninef avaient été placés en détention provisoire, alors que 6 cadres avaient bénéficié de la liberté provisoire.

FARID BELGACEM / liberte-algerie

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