Ils ont transgressé les mesures de confinement à Oran 17 375 individus devant le juge

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Un peu partout dans les coins de la ville, la violation de la réglementation est légion.

Les soldats de l’armée blanche, mobilisés en première ligne, ne rentrent, sans aucun doute, pas de sitôt du front tant que la bataille qu’ils ont lancée contre le Covid 19 est encore loin d’être gagnée; celle-ci devient de plus en plus rude après qu’une «certaine» population s’est complètement rangée du côté de ce nouveau colonisateur, le Covid-19, celle-ci croyant que cette maladie est un simple fait du hasard ou encore une quelconque fable créée de toutes pièces.

La police, elle, ne dépose pas non plus les «armes» en sévissant sévèrement contre toute forme de transgression perpétrée par ces complaisants envenimant davantage la situation.

Les bilans enregistrés par la sûreté de la wilaya d’Oran laissent plus d’un pantois, les violations du confinement sont tellement nombreuses à telle enseigne qu’elles dépassent tous les seuils. Celui-ci fait état de 28 735 personnes contrôlées pour divers motifs liés à la lutte contre la propagation du Covid-19. Jusque-là, tout va bien. «Que la réglementation prime», se réjouissent les adeptes de la discipline. Cependant, ils déplorent le fait que ces bilans, qu’ils ignorent avant qu’ils ne soient rendus publics, donnent des sueurs froides. Un peu partout dans les coins et recoins de la ville, la violation de la réglementation est légion. Sinon comment interpréter le fait que 17 375 personnes fassent l’objet de poursuites judiciaires parmi lesquelles près de 6 000 individus sont poursuivis pour le simple fait qu’ils peuvent se passer du port du masque.

Le commerce, ce maillon fort permettant la transmission rapide de ce virus, n’est pas non plus en reste. D’autant plus que la majeure partie des locaux commerciaux est constituée de lieux confinés, exigus ne répondant à aucune norme de sécurité sanitaire.

Les statistiques policières font état de 5 602 commerces ayant fait l’objet de visites de contrôle opérées par les policiers. Là aussi, les partisans de la discipline collective ne rouspètent pas en saluant cet effort, si celui-ci n’est paradoxalement pas suivi par des découvertes toutes curieuses laissant ce discipliné noyé dans ses sempiternelles interrogations en se demandant sur la situation de cette déliquescence totale qui marque le commerce.

En se référant toujours aux bilans, les mêmes services policiers ont, en un laps de temps record, recensé plus de 4 000 dépassements orchestrés par ces commerçants ne jugeant pas utile de se soumettre à la loi exceptionnelle imposée par la situation exceptionnelle, la crise sanitaire se dégradant de jour en jour. Ces commerçants ont tout de même eu «droit» à un règlement exceptionnel en faisant l’objet de verbalisations en raison de leur manquement relevé aux règles de prévention. Et ce n’est pas tout.

Dans ce sillage, plus de 1 017 commerces ont été fermés, ces derniers ont ouvert rideaux au-delà des horaires fixés par la loi. Les flâneries et ces circulations automobiles inutiles ont, dans ce cadre, constitué l’essentiel des sorties des policiers ayant relevé des violations à la pelle. Celles-ci ont été traduites par des mesures toutes aussi à la pelle.

Le bilan des hommes bleus fait état de 3 164 véhicules et 1 022 motos mis en fourrière. Leurs propriétaires ne pourront récupérer leurs montures qu’après le règlement, rubis sur l’ongle, des amendes qui leur ont été imposées et les frais de la mise en fourrière dont ils doivent s’acquitter auprès des services municipaux, propriétaires de la fourrière.

Le transport urbain, à peine remis en marche, que les chauffeurs des taxis ont versé dans «l’interdit» en bafouant de bout en bout les mesures préventives. En ce sens, près de 500 chauffeurs de taxis contrevenants risquent des mesures radicales allant jusqu’au retrait des autorisations leur permettant d’exercer le métier de taxieurs après qu’ils ont été pris en flagrant délit de violation des règles sanitaires. Leur sort est tributaire des décisions à prendre par la direction des transports, cette instance étatique a été destinataire des rapports policiers détaillant le degré de l’infraction commise par ces chauffeurs en pleine pandémie. Idem pour 118 bus attendant que cette instance statue sur leur devenir. La guerre est l’affaire de tout le monde.

À quand donc la prise de conscience sachant que le Covid-19 n’est pas un don céleste?

lexpressiondz / Wahib AÏT OUAKLI

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