CERTAINES COMPAGNIES AÉRIENNES MENACÉES PAR LA CRISE L’urgence de l’ouverture des frontières

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L’Association du transport aérien international demande aux gouvernements d’ouvrir les frontières et de maintenir les mesures d’aide aux compagnies aériennes durant la crise sanitaire.

Face à l’impératif d’ouverture des frontières de plus en plus réclamée par les agences de Tourisme et de voyages et les voyageurs eux-mêmes, l’Algérie choisit, quand même, la voie de la prudence en repoussant l’échéance à une date non fixée jusque-là.

Une décision jugée sage pour certains, mais lourde de conséquences pour d’autres, non seulement pour la compagnie nationale Air Algérie, mais également pour l’économie en général. Selon la Direction générale de l’aviation civile française, il y a eu quelque 4,4 millions de passagers en 2019 entre la France et l’Algérie. Plus d’un quart de ces voyages s’effectue l’été et ces chiffres ne prennent pas en compte les liaisons maritimes.

En effet, ce chiffre peut faire peur aux Algériens surtout si l’on part du principe que les premiers cas de contamination nous sont venus justement de la France. Est-ce une raison pour maintenir les frontières fermées ? “Sûrement pas”, nous dit un spécialiste du domaine de l’aérien qui explique : “Dans la mesure où nous ne détenons aucune information sur la durée de la pandémie, il nous faut trouver les moyens de nous adapter à la situation.

Les pertes de la compagnie aérienne Air Algérie comme celles de la compagnie maritime ENTMV sont énormes et le fossé ne fait que se creuser chaque jour davantage atteignant le seuil de l’intolérable. Il y a vraiment péril en la demeure.”

Du côté d’Air Algérie, aucune information sur une éventuelle reprise de l’activité n’est annoncée. “Cela ne dépend pas de la compagnie”, nous dit-on, tout en précisant, à propos des opérations de rapatriement, que “la compagnie en a fini avec la dernière phase de la 4e opération, mais pas avec le rapatriement en lui-même qui ne peut être décidé ou tranché que par le gouvernement représenté par les AE”.

S’adressant, récemment, à des médias, en l’occurrence France 24, Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, s’est justement exprimé sur la question. “Il y a un comité scientifique qui décide, selon les données, selon ses propres critères (…), a-t-il fait savoir.

“Dès que ce comité recommandera l’ouverture des frontières et que cela sera possible sans danger excessif pour la population car vous savez que chez nous aussi le principe de précaution prime sur tous les autres principes…”

Eu égard à la gravité du ralentissement du trafic aérien et ses conséquences sur l’activité aérienne, l’Association du transport aérien international (Iata) n’y va pas par quatre chemins et “demande aux gouvernements de collaborer afin de trouver de toute urgence des moyens de rétablir la connectivité mondiale en ouvrant les frontières et en maintenant les mesures d’aide pour soutenir les compagnies aériennes durant la crise de Covid-19”.

Dans le communiqué n°69 en date du 1er septembre dernier, l’Iata demande, en fait, aux gouvernements “de comprendre la gravité de la crise qui fait rage dans l’industrie aérienne et de ses conséquences sur les citoyens”.

Aussi, Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’Iata, a, pour sa part, soutenu : “La protection des citoyens doit être la priorité absolue des gouvernements. Mais trop de gouvernements combattent une pandémie mondiale en s’isolant, croyant que la fermeture des frontières est la seule solution.”

Et d’insister : “Aucun gouvernement ne veut importer la Covid-19. De même, aucun gouvernement ne devrait souhaiter les difficultés économiques et les impacts sur la santé qui découlent d’un chômage massif.

En ce sens, l’Iata propose : la mise en œuvre universelle des orientations du document Paré au décollage de l’OACI”, l’exploitation du solide travail de l’équipe spéciale du Conseil de l’OACI sur la relance de l’aviation (Cart) et la mise au point de mesures de dépistage de la Covid-19 qui vont permettre la réouverture des frontières en réduisant le risque d’importation de la maladie à un niveau acceptable pour les autorités de la santé publique.

Nabila SAIDOUN / Par Nabila SAIDOUN

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