TAUX DE CHANGE DU DINAR Nouveau record pour le dollar

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Le billet vert a renversé la vapeur cette semaine, s’échangeant contre 135,29 DA à la vente, alors qu’il y a une semaine, la valeur du dollar était fixée à 134,56 DA par la Banque d’Algérie. Le billet vert enfonce ainsi le dinar qui signe un nouveau plus bas historique.

La semaine dernière, c’est bien l’euro qui est passé au-dessus des 158 DA à la vente avant de redescendre à 157,67 DA, cette semaine, sur le marché interbancaire des changes. En deux semaines, le dinar a creusé l’écart face aux deux principales devises d’échanges, face à la principale devise du Vieux Continent, d’abord, et contre le dollar, ensuite, confirmant ainsi une franche tendance à la baisse amorcée depuis le début de l’année en cours.

Les cotations de la semaine dernière ont levé le voile sur des plus bas historiques de la monnaie nationale, avant que la fermeté du dollar ne vienne l’affaiblir davantage, malmené par le double choc coronavirus-chute des cours du brut et l’usage excessif des artifices monétaires pour y faire face.

Bien évidemment, les fluctuations du dollar et de l’euro sur le marché international se font sentir par moments dans les cotations hebdomadaires communiquées par la Banque centrale.

Une appréciation du dinar serait à exclure dans la conjoncture actuelle tant il est vrai que les fondamentaux de l’économie sont sur une trajectoire baissière sous l’effet d’un baril de Brent peu rentable pour le budget de l’État.

Les projections du Fonds monétaire international montrent que l’équilibre budgétaire de l’Algérie tient à un prix du pétrole au-dessus de 157,2 dollars, alors que les comptes extérieurs ne peuvent s’équilibrer qu’avec un prix du Brent au-dessus de 112,2 dollars le baril.

La dépréciation du dinar s’effectue en parallèle avec la baisse des fondamentaux de l’économie, alors que le taux d’inflation reste faible et peu menaçant jusqu’ici. Son appréciation est souvent considérée par la Banque centrale comme pénalisante pour l’économie.

“Afin de prévenir toute appréciation du taux de change effectif réel dommageable pour la stabilité macroéconomique à moyen terme, la relative flexibilité du cours du dinar sur le marché interbancaire des changes permet d’absorber, en partie, l’effet de la chute des prix du pétrole.

Les interventions de la Banque d’Algérie sur ce marché s’inscrivent dans cet objectif stratégique”, faisait constater la Banque centrale dans ses différentes notes de conjoncture publiées depuis 2015. Pour ainsi dire, depuis le second semestre de l’année 2014 qui, pour rappel, avait été marqué par un retournement de situation spectaculaire sur le marché pétrolier, le taux de change du dinar jouait dans une large mesure le rôle d’amortisseur du choc pétrolier.

Ali TITOUCHE / liberte-algerie

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