Mohamed Yousfi : «La vaccination est le seul remède»

La vaccination est le seul remède contre toutes les épidémies, à l’instar du coronavirus. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Yousfi, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik. Il a appelé à «barrer la route» au lobby anti-vaccin.

Intervenant ce mardi sur les ondes de la Chaîne 3, Mohammed Yousfi, qui est aussi président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique, a insisté sur l’importance du vaccin anti-Covid-19, signalant que la vaccination est «l’unique arme qui peut mettre fin ou contrôler une épidémie». Soulignant le rôle des vaccins dans l’éradication de plusieurs maladies, l’infectiologue estime qu’il faut passer à l’étape suivante, celle de la mise en application de cette vaccination. Mais cela, précise-t-il, ne doit pas se faire au détriment des gestes barrière qu’il faut continuer à respecter, d’autant que l’opération de vaccination peut prendre plusieurs mois.

Interrogé sur les craintes et les appréhensions que certaines personnes expriment quant à ce vaccin, qui a été élaboré en un temps record, soit moins d’une année, il affirme que «c’est normal que le citoyen s’inquiète», surtout que l’on sait que l’élaboration d’un vaccin peut prendre jusqu’à une dizaine d’années. Il a cependant tenu à rassurer la population. Selon lui, le vaccin anti-Covid-19 a été élaboré aussi rapidement pour deux raisons principales, à savoir l’échange en termes de données scientifiques entre les experts de différents pays, comme on ne l’a jamais vu auparavant, et le fait que plusieurs laboratoires se soient lancés dans l’élaboration du vaccin, sans omettre la mobilisation de moyens financiers.

Pour ce qui est de la méfiance qu’expriment certains à l’égard du vaccin, alimentée, selon lui, par certains lobbies internationaux anti-vaccin, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 juge nécessaire de sensibiliser et d’informer la population avant le début de la campagne de vaccination, le but étant, précise-t-il, «de couper l’herbe sous les pieds de toute partie ou personne qui pourrait influer négativement sur cette vaccination».

Concernant la stratégie vaccinale, l’intervenant préconise, comme cela se fait dans plusieurs pays, de donner la priorité aux personnes à risque exposées aux complications. Il s’agit des personnes âgées, des malades chroniques, du personnel soignant et des corps constitués.

S’agissant du choix du vaccin, lequel devrait se faire dans les prochains jours en Algérie, le Dr Yousfi affirme que plusieurs sont valables compte tenu de tout ce qui a été publié en termes d’efficacité et d’effets secondaires. Il a cité Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Sputnik et Sinovac. Selon lui, quand les critères d’efficacité et d’effets secondaires sont garantis, d’autres critères suivent, à savoir la conservation, la logistique, la disponibilité et le prix.

Par Lilia Aït Akli / jeune-independant

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