Oultache: “J’ai tiré sur Tounsi parce qu’il m’a traité de traitre”

Par Redouane Hannachi / jeune-independant

Le procès après cassation d’Oultache Chouaieb, l’assassin de l’ancien directeur général de la sûreté nationale (DGSN) Ali Tounsi qui devait être jugé, ce mardi, par le tribunal criminel d’Alger en deuxième instance judiciaire a éte reporté au 4 mars prochain.

Ce report est dû à l’absence des avocats de la défense qui ont suivi le mot d’ordre de la grève déclenchée suite à l’incarcération de leur confrère maitre Rouagh Sid Ahmed ainsi qu’à l’absence des témoins dont Anis Rahmani, des parties civiles et les ayant-droits.

La présidente en charge du dossier a ordonné le transfert du témoin clé Mokkadem Mohamed alias « Anis Rahmani », PDG du Groupe Ennahar de sa cellule de l’établissement pénitentiaire de Koléa où il est incarcéré dans le cadre de l’affaire liée à la diffamation et contre lequel le procureur général a requis dix ans de prison ferme dans la plainte déposée contre lui par le colonel Smail de la caserne Antar. Le mis en cause est citer en qualité de témoin pour avoir publié des informations d’ordre sécuritaire dans cette affaire.

L’ex-chef de la sûreté de la wilaya d’Alger Abderrabi Abdennabi est également convoqué pour donner sa version des faits ainsi que l’ex-cadre Daimi Youcef. Ces derniers avaient échappé à une mort certaine le jour du drame.

Pour rappel, l’ex-premier responsable de l’aviation arienne de la sûreté nationale a écopé lors de son premier jugement de la peine capitale pour s’être rendu coupable d’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens et port d’armes à feu à l’encontre du défunt DGSN Ali Tounsi en plein réunion le jeudi 25 en février 2010.

Il convient de signaler que l’inculpé a déclaré lors de son audition au cours du premier jugement : « Je ne l’ai pas assassiné! Ceux qui l’ont tué c’est ceux qui sont venus le secourir ! Quand je l’ai blessé, j’ai quitté le bureau, il était encore vivant ! ».

A la question de savoir pourquoi il a tiré sur le défunt, Oultache a déclaré : « c’est lui qui s’est lancé dans la provocation en me traitant de traitre. Je lui ai immédiatement répondu que s’il y’a bien quelqu’un qui est traitre c’est bien lui. Je l’ai qualifié de fils de harki ! », a répliqué le mis en cause.

Par Redouane Hannachi / jeune-independant

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