Une équipe d’hématologues d’Oran innove dans le traitement du cancer du sang

Une équipe d’hématologues de l’EHU “1er novembre” d’Oran a réussi une nouvelle expérience en matière de traitement du cancer du sang et son procédé a atteint pour l’instant un taux de réussite de l’ordre de 100 %.

La nouvelle expérience, initiée par le jeune hématologue, Mansour Belkacem, exerçant dans le même hôpital, consiste en la mobilisation de cellules souches de la moelle osseuse vers le sang, l’autogreffe, en utilisant un médicament générique, dans les cas graves du cancer du sang.

Il s’agit d’une première mondiale qui a fait l’objet, en février dernier, d’une publication dans la prestigieuse revue scientifique “Transfusion and Apherisis Science”, éditée en Europe par les éditions Elsevier.

L’article en question a souligné “l’efficacité” et la “sécurité” de la nouvelle méthode dont les résultats ont été jugés “encourageants”.

L’expérience a atteint, pour l’instant, un taux de réussite de l’ordre de 100 %, affirme Dr Belkacem.

Le spécialiste explique que les expériences connues jusque la dans le traitement du cancer du sang, ont utilisé le “Mozifor”, un médicament français, a raison de deux doses pour le traitement d’un patient. Son coût est de pas moins de 8.000 euros l’unité.

Dr Belkacem a décidé de tenter une première expérience en utilisant un médicament générique, le “Mozibil”, fabriqué en Inde et d’un coût de 300 euros, soit 25 fois moins cher que le premier traitement.

Capables de se renouveler, les cellules souches peuvent produire différents types cellulaires pour réparer toutes sortes de tissus et d’organes endommagés.

Les cellules souches ont permis de grandes avancées médicales, améliorant le traitement de certaines pathologies et continuent, chaque jour, de livrer leurs secrets aux chercheurs du monde entier, estiment les spécialistes.

L’EHU d’Oran fait ses premiers pas dans ce domaine. Il a crée il y a quelques années une banque du sang du cordon, et a récemment commencé a faire des expériences dans le traitement du pied diabétique avec les cellules souches, a indiqué a l’APS le directeur de cet établissement de santé, Dr Mohamed Mansouri, a la veille de la journée mondiale de la santé.

Ainsi, l’expérience initiée par le jeune hématologue, verse dans les objectifs et la vocation de l’EHU d’Oran, qui rappelle-t-on, a été créé pour développer des soins de pointes.

Dr. Belkacem a suivi une formation a la Faculté de médecine d’Oran avant de se rendre en France pour suivre une sous-spécialité d’autogreffe, au niveau du centre de lutte contre le cancer “Léo Berard” a Lyon.

Le jeune médecin a refusé toutes les opportunités qui lui ont été offertes a l’étranger et a décidé d’exercer “chez-lui”. “J’étais persuadé que ma place est la, dans mon pays, l’Algérie”, a-t-il affirmé.

Un taux de réussite de 100% sans garantie de guérison définitive

Il explique sa nouvelle méthode de traitement du cancer du sang consiste en la mobilisation de cellules souches vers le sang, qui sont ensuite isolées grâce a un appareil nommé cytaphérèse puis réinjectées, après traitement, de nouveau dans le sang du patient.

Depuis que l’équipe d’hématologues a expérimenté son procédé, en janvier 2020, onze (11) cas graves de cancer de sang ont été traités avec un taux de réussite de 100%.

Pour le directeur de l’EHU, Dr Mohamed Mansouri, il n’est pourtant pas question de “guérir le cancer”, mais augmente l’éspérance de vie du patient. Il explique que même si les résultats du traitement sont concluants a 100%, il n’est pas encore possible de parler de guérison en ce qui concerne le cancer.

Echoroukonline

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